Une mélopée glaciale au pays des serpents
L’homme est vêtu de noir et son visage est blanc
Comme la mort l’emporte et siffle dans le vent
Il passe inaperçue et traverse le temps
Il lit dans les étoiles ainsi que dans le sang
Influe sur ton esprit mais tu ne le ressens
Il fait de toi sa proie il te veut comme enfant
Tu ne voies la menace tu l’as pris comme amant
Refrain
Perdu dans le noir tu cherches en vain une issue
Toi l’enfant des siècles le monde t’a oublié
Absent du miroir la mort t’a laissé déçu
Pays de mystère ta magie l’a remplacé
Bientôt le jeu s’installe rien n’est plus comme avant
Métamorphose opère nombreux bouleversements
Au pays de la nuit tu te sens plus puissant
Le temps n’opère plus sur toi ses changements
L’éternité t’effraie tu n’es plus innocent
Il faudra accepter la mort des sentiments
Tu es devenu un monstre un dieu des éléments
Ce que tu as perdu le valait-il vraiment ?
Refrain
Tu t’inventes une histoire tu la raconteras
A celle de tes victimes qui te pardonnera
Tu chercheras l’espoir dans le moindre combat
Qui te donnera raison d’exister ici bas
Quand tu seras lassé de marcher dans les pas
Tracé bien avant l’heure par un autre que toi
Tu trouveras un havre ou tu t’enterreras
Attendre quelques siècles en compagnie des rats
Refrain
Tu remonteras à terre quand la vie t’appellera
Par une soudaine rencontre enfin tu comprendras
A toute ton existence il n’y a qu’une seule loi
Chercher autour de toi qui te succéderas
Par tes plus grands pouvoirs tu l’ensorcelleras
Elle sera comme une proie accrochée à ton bras
D’un don de sang magique tu te reproduiras
Et comme tu l’as été tu l’empoisonneras
Refrain (bis)
Vous m’avez répondu
Il n’y a pas de rédemption
Pour vos pauvres victimes
Vos visages sans une émotion
Lors de vos petits crimes
C’est sans aucune compassion
Que je vous aurais pendu
Comment peut-on se diminuer
A une telle déchéance ?
Ne réprimerez-vous jamais
Vos pulsions animales ?
Je me retrouve confronté
A cette question fatale
Deux ans déjà évitée
Face à l’échéance
Et bien voilà mon verdict
Vous êtes coupables
La sentence sera subite
Aux milieux des cris
Ma vengeance sans limite
Surpassera vos envies
Je punirais au mérite
Vos actes inavouables
Je serais juge et bourreau
De vous farces sordides
Je porterais le flambeau
Embraser le bucher
Je forgerais les tombeaux
De vos souffrances égarées
Je serais l’enfer pour vos os
Jusqu'au pardon de vos guides
Dans ce monde sans pitié il ne faut pas s’étonner
Nous l’avons choisi nous serons tous condamné
Alors viens marche dans mes pas
Et fuyons tant qu’on le peut
Essayons un autre état
Essayons juste d’être heureux
Car la vie ne nous attend pas il ne faut pas rêver
Quelque soit le chemin tous les mêmes à l’arrivée
Allez vas y fort lance toi
Ne regarde pas derrière
Il faut que tu sautes le pas
Tu vas enfin pouvoir le faire
Mais surtout fais gaffe à ne pas rentrer dans le système
Révolte toi contre toutes ces vies sans problèmes
Allons bon ne fronce pas du nez
Tu sais bien ce que je veux dire
Seule vérité la liberté
Prend au moins le temps d’en rire
Embrasser les loups
Danser avec les fous
Allez y jugez nous
Nous ne sommes pas pire que vous
Vous êtes-vous déjà regardé ?
Il faudrait prendre le temps
De vous examiner
Vous demandez aux enfants
De dire la vérité
Mais pas un jour ne passe
Sans que vous ne la cachiez
Les choses qui vous tracassent
Ne sont que stupidité
Vous nous trouvez futiles
Naïfs, exubérants, paumés
Il faudrait un jour penser à suivre le fil !
Vous ne vous en trouverez
Probablement que plus guai !!
Au premier jour, les deux enfants eurent une idée. Pas une illumination, juste une pensée volage, comme un ruban de brume traversant le ciel. Une idée qui s’accrochât aux branches de leur imagination, et de rubans en nuages, attirés et agrippés dans leur cerveau, cette idée vagabonde devint une idée fixe, puis une lubie, pour enfin, au deuxième jour, devenir un rêve. Et les deux enfants s’étaient fixés pour unique loi de toujours suivre leurs rêves. Ils se mirent donc à réfléchir, ébauchât et repensant leur projet, tant qu’à l’aube du troisième jours, ils étaient prêt s’atteler à leur lourde tache. Ils y travaillèrent jour et nuit. Grossièrement le quatrième jour, puis plus finement le cinquième. Ils continuèrent de penser et repenser leurs plans, tout devait être parfait. Au sixième jour, leur travail aurait pu paraître achevé, mais il ne leur était absolument pas question de s’arrêter là. Ils Corrigèrent le moindre défaut, retravaillèrent les moindres détails. Ils étaient dans un état de totale absorption, corps et âme aspiré par leur œuvre, comme en transe, n’ayant plus conscience de leurs gestes que par les sensations au bout de leurs doigt. Le sixième jour pris finalement fin, et emmena avec lui la lumière, laissant les deux frères dans la plus totale obscurité. Ne voyant plus rien, ils accomplissaient leurs gestes avec lenteur, ne sachant ce qu’ils faisaient que par intuition, mais cela n’avait plus d’importance. Ils avaient finit. Lorsque l’aurore flamboyante tira sur le monde les premiers rayons de soleil du septième jour, les deux frères n’étaient plus des enfants mais des hommes accomplis. C’est pourtant avec des yeux touts neufs, lavés de toute peine et de toute souffrance, qu’ils découvrirent le fruit de leur labeur. Ils étaient ébahis devant la preuve de leur propre géni, ils venaient de trouver pour la première foi un sens à leur vie. Ils venaient de mètre au monde une déesse, et se perdirent dans ses yeux. Dans ses deux yeux immenses, bleus azure, ils assistaient à la naissance de l’univers…
